Le domaine de Chaumont-sur-Loire
Construit à la fin du XVe siècle, le château de Chaumont-sur-Loire est une merveille architecturale. Situé à équidistance d’Amboise et Blois, il attire l’attention de Catherine de Médicis qui s’en sert alors comme lieu d’étape pour rejoindre ces deux hauts lieux de pouvoir. En 1550, la reine de France fait l’acquisition du domaine et le transforme en un rendez-vous de chasse incontournable.
Neuf ans plus tard, elle l’échange avec Diane de Poitiers, lui préférant le château de Chenonceau qu’Henri II avait précédemment offert à sa maîtresse ; un événement particulièrement mal vécu par la souveraine.
Au XIXe siècle, les époux Broglie, richissime couple à la tête du domaine de Chaumont-sur-Loire, décident de rendre hommage à l’histoire des lieux et aménagent une chambre dite « de Catherine de Médicis » où nous admirons aujourd’hui un superbe portrait en pied de la reine et un lit de style Henri II aux incroyables sculptures.

Après l’échange réalisé avec Diane de Poitiers, Catherine de Médicis s’installe au château de Chenonceau en 1559. La reine s’investit beaucoup dans l’aménagement de ce domaine qu’elle apprécie particulièrement. Face au jardin de sa rivale, elle en crée un nouveau, qui porte son nom. À l’intérieur, elle décide d’agrandir le château et le dote de son emblématique galerie surplombant le Cher et rappelant le Ponte Vecchio de sa Florence natale…
Devenue régente du royaume, Catherine de Médicis travaille à Chenonceau depuis son « Cabinet Vert », centre névralgique du pouvoir royal. Elle y reçoit ses conseillers, rédige sa correspondance, s’entretient avec Nostradamus et négocie les alliances et mariages de sa nombreuse descendance. Désormais haut lieu de pouvoir, Chenonceau est aussi un grand lieu de réjouissances où Catherine organise de mémorables réceptions. En 1577, pour le plaisir du roi Henri III, elle organise une fastueuse réception entrée dans l’Histoire sous le nom de « Bal des Seins nus » ; les plus belles femmes du royaume s’y sont présentées simplement vêtues de voiles transparents.

Au début des années 1570, l’astrologue Côme Ruggieri prédit à Catherine de Médicis, une mort « près de Saint-Germain. » Superstitieuse, la reine commence alors à fuir tous les endroits qui portent ce nom. Le 5 janvier 1589, le destin la rattrape pourtant. Au château de Blois, sur son lit de mort, elle demande le nom de celui qui vient de lui donner l’extrême-onction ; il s’appelle Julien de Saint-Germain.
C’est dans la chambre du roi que décède celle qui a régné sur la France pendant plus de 40 ans. Cette pièce, décorée du monogramme de la reine (deux C entrelacées du H d’Henri II), se trouve dans les appartements royaux qui ont vu grandir ses dix enfants.
Au XVIe siècle, Blois devient la résidence principale des successeurs d’Henri II. C’est là que sont organisés les grands événements qui rythment la vie de la famille royale. En 1572, Catherine de Médicis y organise le mariage de sa fille Marguerite avec Henri de Navarre, futur Henri IV ; une union qui met le feu aux poudres et lance les sanglants événements de la Saint-Barthélemy.

Contenu
