Alexandre Dumas et sa Dame de Monsoreau
Suite attendue du célébrissime Reine Margot, La Dame de Monsoreau est un roman historique publié par Alexandre Dumas en 1846. Celui-ci met en scène Diane de Méridor qui décide de prendre pour amant Bussy d’Amboise, favori de François d’Anjou, frère du roi Henri III. L’histoire finit mal ; l’amant est assassiné par l’époux dans l’enceinte du château de Monsoreau.
Pour cet haletant récit de capes et d’épées, Dumas s’inspire d’une anecdote bien réelle. En 1576, Louis de Bussy d’Amboise est nommé gouverneur d’Anjou. En parcourant sa province, il fait la connaissance de Françoise de Maridor, épouse du comte de Montsoreau, Charles de Chambes. Si nul ne sait si l’idylle fut réelle entre Françoise et son gouverneur, celui-ci se vante de l’avoir séduit dans une lettre qui tombe entre les mains du mari… Celui-ci décide de se venger. Il fait assassiner son rival le 19 août 1579.
Comme dans les autres écrits de Dumas, les détails entre réalité et fiction diffèrent donc. Pourtant, le château de Montsoreau reste aujourd’hui encore dans l’esprit de ses visiteurs celui de la mythique Dame de Monsoreau, un roman qui a incontestablement fait entrer ce joyau du Val de Loire dans l’imaginaire collectif.

Le château de Saché, là où Balzac trouve son inspiration
Aujourd’hui Musée Balzac, le château de Saché fut un refuge pour ce grand écrivain né à Tours en 1799. S’il devient vite parisien, le jeune homme visite sa région natale à de nombreuses reprises aux cours des années 1820 – 1830. De 1825 à 1834, il effectue pas moins de dix séjours au château de Saché, une très belle demeure Renaissance dont la fréquentation est conseillée à Balzac par son médecin qui lui suggère de fuir régulièrement l’agitation de la capitale.
Ce refuge tourangeau devient ainsi le lieu d’inspiration principal pour le décor du roman Le Lys dans la vallée. Au total, c’est une dizaine d’ouvrages que Balzac y rédige ; citons par exemple certains longs passages du Père Goriot, des Illusions perdues ou de César Birotteau. Mais plus qu’un lieu d’inspiration, le château est pour l’auteur un véritable lieu de vie dans lequel il s’adonne à de longues promenades dans la nature ou à de longues conversations et parties de jeux avec le propriétaire d’alors Jean de Margonne, un ami de ses parents.

Cheverny : le château du capitaine Haddock !
Partons désormais dans l’univers plus populaire de la bande dessinée ! Pour les décors des aventures de son Tintin, Hergé s’est inspiré du château de Cheverny pour créer une demeure devenue mythique : le château de Moulinsart du tonitruant capitaine Haddock, l’un des légendaires acolytes du jeune reporter.
Durant l’entre deux guerres, Hergé cherche un modèle pour le futur château de Moulinsart – qui apparait pour la première fois dans l’album Le Secret de la licorne, publié en 1942o – son choix se porte alors sur le très beau château de Cheverny dont il ampute les ailes, ne gardant que le corps central particulièrement reconnaissable.
Au total, le château de Moulinsart est présent dans 10 des 24 albums de la série. Depuis 2001, le château a installé une belle exposition permanente dans les communs qui immerge le visiteur dans les pièces de Moulinsart et le laboratoire du professeur Tournesol ; un beau clin d’oeil qui plaît aux petits autant qu’aux grands !

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